Le mot « relique » vient du latin reliquiae, signifiant « ce qui reste », « restes » ou « survivances », issu de reliquus, « restant » ou « laissé derrière ». Il désigne à l’origine les traces matérielles d’un passé disparu, avant de prendre, dans la tradition chrétienne, une dimension sacrée liée aux restes de saints ou d’objets leur ayant appartenu. Aujourd’hui encore, il conserve cette double portée : celle du fragment et celle de la mémoire chargée de présence.
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Ce que je cherche
Mon travail de curation commence toujours par une absence. Celle d'un nom qu'on a oublié de citer, d'une pièce qu'on a laissée dans un entrepôt parce qu'elle ne portait pas de signature reconnue, d'un créateur dont la carrière s'est arrêtée trop tôt — par manque de chance, de réseau, ou simplement de temps. Je cherche ces objets-là : ceux qui portent une vraie qualité, une vraie main, mais que l'histoire du design n'a pas retenus, ou a retenus trop brièvement.
Quand je trouve une pièce, je ne regarde jamais sa cote avant de regarder ce qu'elle raconte. Je m'intéresse à la qualité du geste qui l'a façonnée, à l'émotion qui s'en dégage encore, à l'histoire qu'elle a traversée avant d'arriver jusqu'à moi — un atelier, une commande, une époque, parfois un simple hasard qui l'a sauvée de la destruction. Je remonte ensuite cette histoire aussi loin que possible : qui était ce créateur, dans quel contexte a-t-il travaillé, pourquoi son nom s'est-il perdu alors que sa main, elle, n'avait rien à se reprocher.
Parce qu'un objet n'est jamais qu'un objet. C'est la trace d'un geste, d'une intention, d'une vie entière parfois résumée dans une seule pièce de bois ou une seule courbe de métal. Quand je restaure sa mémoire, ce n'est pas seulement pour collectionner — c'est pour rendre à quelqu'un ce qui lui appartient : sa place, son nom, sa juste reconnaissance. C'est ma façon de rendre hommage, de faire vivre ce qui a été trop vite éteint, et de transmettre cette mémoire à ceux qui, demain, accueilleront cette pièce chez eux.
Pour moi, c'est exactement à ça que sert la création : non pas à remplir un espace, mais à faire vivre — un objet, une histoire, un nom qu'on avait failli perdre.
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Studio de création, design, art et curiosités
eh.labs est un studio de création fondé par Ethan Helbig, à la croisée du design, de l'art et de l'architecture intérieure. Mobilier, espaces, identités visuelles, scénographies.
Chaque projet est pensé dans sa globalité, du premier dessin jusqu'à l'objet fini. Dessiner ce qui dure. Voilà ce que je fais.
Le studio
eh.studio
J'accompagne particuliers, entreprises, institutions culturelles, galeries et marques dans le développement de projets sur mesure :
Design de mobilier et d'objet
Architecture intérieure
Direction artistique
Design d'espace et scénographie
Graphisme et identité visuelle
Recherche et conseil en design
Chaque mission suit la même méthode : comprendre avant de dessiner, expérimenter avant de produire, livrer avec exigence.
Les éditions
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En parallèle, je développe mes propres collections : mobilier, luminaires et objets fonctionnels, produits en séries limitées ou en pièces uniques. Chaque création naît d'un même processus : l'intuition, le dessin, la recherche technique, l'épreuve du matériau, pensé pour rester juste.
Le cabinet de curiosités
eh.reliques
eh.reliques est mon département de recherche et de collection. J’y rassemble mobilier ancien, œuvres, archives et pièces singulières, choisies pour leur qualité et pour l’histoire qu’elles racontent.
Mon travail de curation commence toujours par une absence : celle d’un nom qu’on a oublié de citer, d’une pièce restée dans l’ombre, d’un créateur dont la carrière s’est arrêtée trop tôt. Avant d’intégrer la collection, chaque pièce fait l’objet d’une recherche rigoureuse : origine, contexte historique, authenticité. C’est ce travail de documentation qui distingue une vraie curation d’une simple sélection d’objets anciens et c’est ça qui me permet de rendre à un objet, et à son créateur, la place qu’ils méritent.
